Version réduite pour le Festival d'Eté cette année, ou disons moins intense que l'exceptionnelle année 2006. Moins de concerts sont programmés : peu de découvertes au kiosque à 20 h, plus de découvertes au Théâtre l'après-midi, mais toujours des soirées alléchantes. Version réduite pour moi aussi, d'autres engagements m'empêchant d'assister à certaines soirées. Mais même en version réduite, le plaisir d'entendre sera intact.
Mercredi 11 juillet, 20 h au kiosque :
- Eric Prost : du jazz en quintette, Eric Prost officiant au saxophone, largement soutenu par son équipe instrumentale. J'ai écouté, j'ai peu partagé ces mélodies classiquement enchaînées d'un soliste à l'autre dans une structure sans faille.
- Funkadélic : pour être honnête, le groupe n'avait pas commencé à 22h, le vent froid devenait glacial, je ne suis pas restée... Mais il paraît que c'était très bien...
Jeudi 12 juillet, 21h30 au Parc Jouvet
- Zita Swoon : les compatriotes du groupe belge se sont faits connaître, mais il n'était pas seuls, comme toujours le public était au rendez-vous, même s'il a semblé simplement intéressé au début. Car Zita Swoon, c'est un rock fait de ruptures et de rencontres, d'influences proches et lointaines, toujours surprenant dès que l'on commence à entrer dans un morceau qui bientôt part ailleurs sans prévenir. Son chanteur à la voix prenante, épaulé d'une façon un peu insolite par deux choristes héritées de la soul, sait entrer tout entier dans une valse musette comme dans un punk débridé. Et c'est cette authenticité qui a fini par conquérir le public, enthousiaste au moment du rappel, cette aptitude à assumer tous les courants pour les faire siens, dans une musique originale, et à les livrer généreusement à qui veut bien partager une simple façon d'être heureux ensemble.
Vendredi 13 juillet, 21h30 au Parc Jouvet
- Usul : quatuor de percussions orientales réduit à trois pour l'occasion, Usul nous a fait partager le temps d'une courte session ce qui doit être (mon manque d'expériences m'oblige au conditionnel) la fièvre des fêtes de l'autre côté de la méditerrannée. Complices et soudés dans la mise en place des morceaux, puisque l'accélération progressive des tempos, inhérente à ce type de musique, oblige à une rectitude parfaite, l'agilité de leur rythmes et le brio des solos force l'admiration. Seul regret, qu'une certaine timidité ait réduit leur présentation des morceaux à un exercice formel qui ne rendait pas hommage à leur talent.
- Idir : Précurseur reconnu de la world music, Idir reste le même chantre enflammé de sa Kabylie natale comme de ses idéaux humanistes, et le fait savoir inlassablement entre deux chansons. Nimbé du respect de son public, qui boit paroles et musiques avec la même passion, Idir livre avec la même chaleur ses convictions et ses compositions, et même si les unes et les autres ont vingt ans d'âge, le personnage est attachant