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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 12:57

Version réduite pour le Festival d'Eté cette année, ou disons moins intense que l'exceptionnelle année 2006. Moins de concerts sont programmés : peu de découvertes au kiosque à 20 h, plus de découvertes au Théâtre l'après-midi, mais toujours des soirées alléchantes. Version réduite pour moi aussi, d'autres engagements m'empêchant d'assister à certaines soirées. Mais même en version réduite, le plaisir d'entendre sera intact.

Mercredi 11 juillet,  20 h au kiosque :

- Eric Prost : du jazz en quintette, Eric Prost officiant au saxophone, largement soutenu par son équipe instrumentale. J'ai écouté, j'ai peu partagé ces mélodies classiquement enchaînées d'un soliste à l'autre dans une structure sans faille.

- Funkadélic : pour être honnête, le groupe n'avait pas commencé à 22h, le vent froid devenait glacial, je ne suis pas restée... Mais il paraît que c'était très bien...

Jeudi 12 juillet, 21h30 au Parc Jouvet

- Zita Swoon : les compatriotes du groupe belge se sont faits connaître, mais il n'était pas seuls, comme toujours le public était au rendez-vous, même s'il a semblé simplement intéressé au début. Car Zita Swoon, c'est un rock fait de ruptures et de rencontres, d'influences proches et lointaines, toujours surprenant dès que l'on commence à entrer dans un morceau qui bientôt part ailleurs sans prévenir. Son chanteur à la voix prenante, épaulé d'une façon un peu insolite par deux choristes héritées de la soul, sait entrer tout entier dans une valse musette comme dans un punk débridé. Et c'est cette authenticité qui a fini par conquérir le public, enthousiaste au moment du rappel, cette aptitude à assumer tous les courants pour les faire siens, dans une musique originale, et à les livrer généreusement à qui veut bien partager une simple façon d'être heureux ensemble.

Vendredi 13 juillet, 21h30 au Parc Jouvet

- Usul : quatuor de percussions orientales réduit à trois pour l'occasion, Usul nous a fait partager le temps d'une courte session ce qui doit être (mon manque d'expériences m'oblige au conditionnel) la fièvre des fêtes de l'autre côté de la méditerrannée. Complices et soudés dans la mise en place des morceaux, puisque l'accélération progressive des tempos, inhérente à ce type de musique, oblige à une rectitude parfaite, l'agilité de leur rythmes et le brio des solos force l'admiration. Seul regret, qu'une certaine timidité ait réduit leur présentation des morceaux à un exercice formel qui ne rendait pas hommage à leur talent.

- Idir : Précurseur reconnu de la world music, Idir reste le même chantre enflammé de sa Kabylie natale comme de ses idéaux humanistes, et le fait savoir inlassablement entre deux chansons. Nimbé du respect de son public, qui boit paroles et musiques avec la même passion, Idir livre avec la même chaleur ses convictions et ses compositions, et même si les unes et les autres ont vingt ans d'âge, le personnage est attachant

Par Christiane - Publié dans : Ici d'été
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Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /Juin /2007 13:11

Les affaires reprennent, les festivals commencent!

Guilherand-Granges, comme chaque année (même si je n'y assiste que pour la deuxième fois), fête la musique toute la semaine du 21 juin. Le concept : spectacle d'une heure en plein air, dans un espace agréablement bordé de gradins, cinq soirs à 19h ; le samedi est plus développé encore. Les doigts sont croisés pour que les orages nous laissent tranquilles!

Lundi 18 juin : Pep's

A nouveau, je suis ébahie. Encore un groupe qui vaut le détour et dont je n'ai jamais entendu parler. Un album est déjà sorti et, si j'ai bien compris, un deuxième va sortir. Pep's, c'est du peps à déguster à la régalade, sans modération. Sur le groove solidement planté de la basse et la batterie (les deux acolytes m'ont semblé semblables, sont-ils frères...), le chanteur installe la poésie légère de ses textes avec une voix mélodieuse dont il tire un heureux parti de l'ample vibrato ; de temps à autre, il nous gratifie également d'un solo de guitare pas piqué des hannetons. Au milieu de tout cela, l'autre soliste sollicite les platines avec dextérité, ou les percussions africaines avec chaleur. Le tout est extrêmement attachant, subtilement agencé sous des dehors qui pétillent. La semaine commence bien!

Mardi 19 juin : Ecole de Musique, classe de jazz

En première partie se produisait un ensemble instrumental de jazz issu de l'Ecole de musique municipale, et réunissant, aux dires du chef, deux orchestres préexistants. Je suis amenée à en faire mention tellement j'ai été impressionnée, non pas tant par le jeu collectif que par des qualités individuelles. Les cinq morceaux étaient tirés des films Ocean's ... et provenaient du répertoire contemporain, à l'exception de Caravan, réarrangé pour l'occasion. L'ensemble était point trop convenu et très plaisant. Mais les élèves surtout ont fait montre d'une aisance et d'une musicalité très agréables ; même en admettant que les impros étaient écrites, on ne peut pas dire que cela se voyait! Le pianiste a été impressionnant de facilité dans la virtuosité de ses solos, les trois batteurs successifs assuraient aussi bien dans les solos un peu courts que dans l'assise rythmique et également, pour l'un d'entre eux, aux mailloches du xylophone. Mention honorable pour la section des clarinettes ; quant aux trompettes, l'auteur des solos a su utiliser sa technique pour évacuer une timidité naturelle qui n'a pas trop nui au son. La surprise était remarquable et à la hauteur de la suite du programme, dont le batteur s'est même joint aux (toujours nombreux) spectateurs.

La suite du progeramme en question présentait en trio Manu Roche à la Batterie et Nelson Veras (si si) à la guitare, autour de Dominique Di Piazza (si si si) à la basse électrique. Une qualité de programme pareille, presque par hasard un soir de semaine, ça me laisse pantoise. Le nom de Nelson Veras (20 ans, à peu près) ne m'était pas inconnu, bien que je n'aie pas encore écouté son disque paru chez Label Bleu. Dominique Di Piazza, je l'ai découvert  à cette occasion. Virtuose de la guitare basse dont il a modifié l'accord, adepte d'un jeu usant de plusieurs médiators à la fois, je vous renvoie à l'article de wikipedia pour les détails complémentaires. Le jeu est bluffant : une telle légèreté sur cet instrument, on n'en a pas l'habitude ; et il élargit son spectre sonore par un usage fréquent des harmoniques, la fragilité de ces bulles de savon musicales rajoutant alors à la magie mélodique. Le jazz joué m'a semblé modal, mais il est clair qu'on est dans le monde de l'impro, où plutôt que des phrases enchaînées, ce sont des moments, des environnements sonores qui se juxtaposent, se complètent, s'imbriquent. Autant dire que le discours n'était pas aisé à comprendre. Mais peu importe : il suffisait de suivre les échanges de regards entre Nelson et Dominique pour participer à la construction du combo, trame après trame, Nelson présentant la fluidité de ses mélodies au plaisir gourmand de la basse de Dominique, à la fois générateur de la matière dans le même temps qu'il en offrait l'autre facette du commentaire nourri. L'ensemble, fouetté avec légèreté par les balais tantôt taquinant les cymbales, tantôt caressant les caisses, avait la savuer d'un cocktail exotique qui ne laisse pas indifférent et reste longtemps en bouche.

Mercredi 20 juin : Les Tartignolles

Leur précédente découverte m'a fait délaisser, non sans regret, la perspective d'un moment d'hilarité totale avec ce duo burlesque à l'humour ravageur mais si pimpant. A ne pas mettre en toutes les oreilles, les propos étant parfois lestes, mais à apprécier à sa juste valeur.

Jeudi 21 juin : Kubic

Là aussi, j'ai renoncé à une troisième rencontre avec ce groupe nombreux de hip-hop local (réunion de deux groupes préexistants), et ce pour des raisons peu avouables où la qualité de l'ambiance et le plaisir musical n'étaient pas en cause. Leurs prestations sont parfaites, leur musique très agréable et le contact qu'ils entretiennent avec le public simple et chaleureux. Un groupe à connaître.

Par Christiane - Publié dans : Ici d'été
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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /Mai /2007 11:55
Le Train Théâtre, mardi 27 février 2007

Claire Diterzi

Claire Diterzi est formidable. J'avais été subjuguée par son premier album, à une époque pas si lointaine, où le rock signifiait peu pour moi, et où la chanson française fleurissait sous les pas de Yann Tiersen,Art Mengo et Céline Dion (!!!), en attendant (voire...) Vincent Delerm, Emilie Simon, Anis et Anaïs. Depuis, je maîtrise (enfin, on s'en approche!) les Beach Boys, le Velvet Underground et Desmond Dekker ; les Who, les Doors et les Clash sont pour bientôt au programme de l'apprentissage rétrospectif ; et mes nouveaux dieux électrique sont Encre, Calexico, Gravenhurst, Wilco et autres Sigur Ross (je sais, pas très varié tout ça).

Avec tout ça, eh bien, on restait avec un seul album de Claire Diterzi, hormis celui qui reprend la bande-son créée pour un défilé de Philippe Découflé. Elle nous est enfin revenue, sur disque et bien sûr aussi sur scène.

Claire, donc, est formidable. La pureté de son geste musical témoigne de ses intentions à long terme, de ce parcours qu'elle se crée à l'écart des sentiers battus, fidèle à un esthétisme fait tout à la fois de magie, de noblesse et de simplicité. Ses textes, d'une poésie toute personnelle, nous plongent dans un univers onirique intemporel qui nous ressourcent sans qu'on ait rien demandé. Liée à sa guitare, à laquelle seul un clavier fait corps, elle nous distille goutte à goutte des perles sonores qui créent autour d'elle un enchantement musical. Sa voix est proprement extraordinaire, capable d'une raucité bien rock tout autant que du velours chamarré de la prima donna. Et si, en plus de tout ça, Claire est formidable, c'est qu''en fin de soirée elle trouve le moyen de nous remercier d'avoir permis que ce petit miracle existe, alors que nous, on est simplement heureux de ce moment de bonheur qu'elle nous a offert.

Mell

Mell, c'est autre chose. Jeune Lorraine qui tente l'aventure de la scène (c'est tout au moins l'impression qu'elle m'a donnée), elle soutient ses deux accords de guitare et son rythme immuablement sycopé par un bagou certain. La donzelle ne s'en laisse pas compter! Je ne refuserai sûrement pas de la retourner la voir, lorsque l'expérience lui aura enrichi son bagage.

 

Par Christiane - Publié dans : Ici d'hiver
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